Texte rédigé par un des acheteurs.
Sous-titres ajoutés et quelques modifications mineures effectuées par Immo pour les nuls pour vous faciliter la lecture.

Si vous vous questionnez à savoir pourquoi certaines personnes n’accordent pas entière confiance aux courtiers immobiliers, en voici un bon exemple.

Une offre d’achat acceptée (après une contre-proposition)

Moi et mon conjoint avons fait une offre sur un Triplex. Vraiment contents de sa localisation (vieux-Longueuil) et de son potentiel et bien conscient qu’il aurait besoin d’une bonne dose de $$$ pour retrouver son lustre. L’immeuble était affiché à 429 000$ sur Centris. Nous sommes allés le visiter et nous avons rapidement fait une offre à 390 000$ pour finalement s’entendre à 415 000$. Nous étions contents et la propriétaire aussi.

Des travaux de rénovation importants à l’horizon

Nous avions estimé au départ devoir injecter 80 000$ en rénovation (Fenêtres, système de chauffage, 3 salles de bain, cuisine, rénovation totale du sous-sol, électricité, etc.). Bien motivé à faire la plupart des travaux nous-même, rien ne nous décourageait.

Une inspection pré-achat qui révèle pas mal de problèmes importants

Voilà que l’inspection arrive. Alléluia, nous avons eu un super bon inspecteur ! Conclusion: les fondations se désagrègent, le drain français était probablement dû il y a 25 ans et là, ce n’est plus un choix, tout le bas des murs est gorgé d’eau, le mur de brique du garage est en train d’ouvrir (et pas que de quelques centimètres, non) , il y a du plâtre et non du gypse( gros risque d’amiante) et cerise sur le gâteau, on trouve de la vermiculite dans l’entre-toit ( qu’on fait expertiser et oui, il y a amiante).

Comme si ce n’était pas suffisant : La municipalité qui en rajoute

Par hasard en appelant à la municipalité pour une question sur le stationnement, voilà qu’on m’apprend que cet immeuble n’est pas un triplex. C’est un duplex avec un logement illégale. Je fais plein de démarches pour me faire reconfirmer cette information, eh oui, j’obtiens la confirmation de la bouche de la directrice de l’urbanisme.

Malgré tout, les acheteurs ont continué à faire leurs devoirs et à négocier de bonne foi

Après des heures consacrées à rassembler des soumissions, analyser nos options, voire de combien on pourrait renégocier. Parce que vous ne me croirez peut-être pas, mais oui, on avait encore le goût de l’acheter ce bloc!

Personnellement, on se disait qu’avec tout les travaux supplémentaires (valeurs de 50 000$), notre idéal aurait été de conclure à 350 000$ mais étant plus réaliste on s’était donné 370 000$ de limite.

Une surprise peu surprenante suivi d’un acte indigne des courtiers immobiliers de la vendeuse

Les courtiers immobiliers de la vendeuse se sont assis avec elle pour lui expliquer qu’ils devraient divulguer tout ce qui a été trouvé maintenant. Et lui ont dit qu’elle ne pourrait plus le vendre comme un triplex, mais comme un duplex. Après une âpre conversation (enfin, ça c’est ce qui nous a été rapporté), la vendeuse et son entourage, ne voulait absolument pas baisser de plus de 10 000$ donc, prix final : 405 000$.

Notre réponse : non. On s’est retiré.

Mais voilà que bang! Revirement de situation. Deux jours plus tard, après avoir été retiré de Centris. On voit notre joli Triplex alias Duplex, de retour sur le marché. Et, vous savez à quel prix?_449 000$. Ben oui! Plus cher que le prix initial de 429 000$!

Les courtiers immobiliers vous êtes forts, ça ne nous aurait pas traversé l’esprit de gonflé le prix pour donner l’illusion d’une négociation!