Texte rédigé par la victime.
Mise en forme et quelques modifications mineures effectuées par Immo pour les nuls pour vous faciliter la lecture.

Avec un courtier immobilier, vous êtes protégés. Pourtant, les mauvaises représentations d’un courtier immobilier ont détruit ma vie.

Si je partage mon histoire avec vous aujourd’hui, c’est bien en désespoir de cause et avec l’espoir que je saurai vous faire voir c’est quoi la réalité vécue par une victime des mauvaises représentations d’un courtier immobilier. Et pire, c’est quoi la prétendue protection que nous sommes supposé avoir droit et dont les agences immobilières ne cessent de nous vendre dans les médias.

Combien de fois avons-nous entendu dire dans les médias que le courtier immobilier est un expert en immobilier et que lorsque nous faisons affaire avec un courtier immobilier c’est avoir la tranquillité d’esprit puisqu’il est couvert par une assurance responsabilité? Puisque l’achat d’une maison constitue l’investissement le plus important dans une vie et n’ayant aucune connaissance dans le domaine immobilier, n’était-ce pas normal que je fasse confiance au courtier immobilier et à l’inspecteur en bâtiment qu’il m’a référé lorsque j’ai fait l’achat d’une résidence en 2012 puisqu’ils sont tous deux des experts de l’immobilier?

Le début de mon cauchemar

Mon cauchemar à débuté peu de temps après avoir aménagé dans la résidence en 2012, ma vie à commencé à bousculer. Moi et mes enfants avons commencé à avoir des symptômes de grippes, ma fille a fait des rhinites, moi un abcès et une otite qui s’éternisait. Pire, j’ai perdu toute mon énergie alors que je venais de réaliser mon premier marathon peu de temps avant d’aménager dans la maison, et qui prévoyait en faire un autre l’été d’après, j’ai du me rendre à l’évidence que j’avais perdue toutes la drive que j’avais car même faire la vaisselle était rendu difficile pour moi en raison de mon état de santé.

Ce n’est que deux ans plus tard, lorsque des taches de moisissures sont apparues que j’ai eu le choc de ma vie. Non seulement j’ai compris pourquoi moi et mes enfants étions malades, mais lorsque à l’aide d’experts nous avons ouverts les murs du sous-sol pour comprendre pourquoi la moisissure étaient apparues, mon choc fut encore plus grand. Tous les travaux réalisés par le vendeur étaient hors normes et tout devait être refait. En fait, la maison doit carrément être démolie. Résultat, le coût de réparation est plus élevé que le prix payé.

Un cauchemar qui aurait pu être évité

Mais le choc fut encore plus grand, quand j’ai réalisé que ce cauchemar aurait pu être évité si le courtier immobilier et l’inspecteur bâtiment référé par celui-ci avaient été compétents. De fait, lors de ma première visite, les murs du sous-sol venaient d’être refermés et le courtier m’avait assuré avoir tout vu et qu’il n’y avait aucun défaut derrière les murs. Et lors de l’inspection préachat quelques jours plus tard, l’inspecteur avait eu accès à une ouverture faite par le vendeur pour qu’il puisse voir derrière les murs et il m’avait affirmé lui aussi que je payais peu cher pour ce que j’avais et que c’était un très bon achat.

Je ne vous oblige pas à me croire, mais allez-en  juger par vous-même dans ce reportage si oui ou non ces experts ont été négligeant dans leur travail :

L’achat d’une maison s’est transformé en foire aux malheurs

La véritable protection offerte par l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec

Pas de panique, avant de grimper dans les rideaux, je me suis rappelé que les courtiers immobiliers sont couverts par une assurance responsabilité et c’est pourquoi j’ai porté plainte à l’OACIQ dès la découverte des problèmes. De fait, plusieurs preuves démontrent que le courtier m’a fait des fausses représentations et qu’il a commis plusieurs fautes, notamment lorsqu’il m’a référer un inspecteur en bâtiment ne respectant pas les critères selon l’article 81de la Loi et règlements sur le courtage immobilier au Québec.

Malgré la gravité des préjudices encourus, l’OACIQ na’ émis qu’un  simple avertissement écrit et l’obligation de suivre une formation au courtier qui m’a mise à la rue. Ayant épuisé tous les recours auprès de l’organisme d’autoréglementation des courtiers immobiliers du Québec (OACIQ), le recours judiciaire demeure ma seule option puisque le courtier lui demeure impuni et moi sans dédommagement. Heureusement que j’avais débuté une procédure judiciaire en septembre 2014 et que je ne m’étais pas uniquement fiée à l’OACIQ pour obtenir dédommagement, car sinon j’aurais perdue mes recours contre celui-ci.

Qui est le mieux protégé par l’OACIQ? À vous d’en juger

Depuis 2014, ma vie est un vrai cauchemar.  J’ai du quitter la résidence pour des raisons de santé et nous demeurons chez mes parents depuis ce temps. Même si j’ai retrouvé ma santé depuis, j’ai deux emplois mais pas de vie car je dois passer tous mes temps libres dans la préparation de la poursuite judiciaire contre le vendeur, le courtier et l’inspecteur et tout mon argent sert à payer une maison dans le vide, mes avocats et mon assurance qui a quadruplé.

À ce jour, j’ai payé plus de 50 000$ en frais d’avocats et d’expertises et je n’ai même pas encore passé en cours. Entre temps, le courtier et le vendeur ont fait faillite. Pendant ce temps, le courtier qui m’a mise à la rue demeure impuni et bénéficie de la protection de l’OACIQ qui lui paie un avocat. Pourtant, le principal mandat de l’OACIQ consiste à assurer la protection du public.

NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE APPUI POUR ÉVITER D’AUTRES VICTIMES

Comment se fait-il que j’ai à payer une fortune pour me défendre contre l’avocat que l’OACIQ paie au courtier immobilier qui m’a mise à la rue simplement pour avoir droit la protection que je suis supposée avoir? Malheureusement, mon cas n’est qu’une histoire parmi plusieurs autres.

Signez et partagez notre pétition pour permettre un meilleur encadrement de la loi sur le courtage immobilier qui permet de vous protéger lors du plus grand investissement de votre vie.

Pétition : Abolition de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) et modification de la Loi sur le courtage immobilier