Vous achetez votre première maison ? C’est un rêve que vous caressez depuis des lunes ? Vous êtes excité au bout ? Savez-vous que mal gérée, cette excitation peut vous coûter très cher ?

San vouloir faire un plaidoyer en faveur de la prise de décision rationnelle, c’est prouvé que quand ont est excité et qu’on ne contrôle pas ses émotions, on devient souvent impatient et on prend souvent de mauvaises décisions.

Je comprends que l’achat de cette première maison est le rêve de votre vie. Mais, si vous étiez capable de patienter et de travailler fort durant toutes ces années pour vous rendre si proche du but, un peu de patience, de discipline, de prudence et de diligence de plus, ne vous tueront pas.

Première erreur à éviter : Brûler les étapes

À première vue, le processus d’acquisition d’un maison semble être très simple. Mais, en réalité, il s’agit d’un processus très complexe. Il comprend les principales étapes suivantes :

  • Le choix et l’embauche d’un courtier immobilier
  • L’évaluation de vos besoins
  • La détermination de votre budget
  • La recherche de la propriété qui répond à vos besoins
  • Le dépôt de l’offre d’achat
  • Le processus d’achat simplifié
    • La négociation avec le vendeur
    • Le choix et l’embauche d’un inspecteur en bâtiment
    • Le choix et l’embauche d’un notaire
    • La signature de l’acte de vente

Source : centris.ca

Chacune de ces étapes est cruciale pour mener à bien votre projet. Par conséquent, il convient de prendre votre temps pour toutes les effectuer, selon les règles de l’art.

Sans trop entrer dans les détails, j’aimerais attirer votre attention sur la première étape c’est-à-dire, le choix et l’embauche d’un courtier immobilier. Bien que, à mon sens, c’est la pire erreur qu’un premier acheteur pourrait commettre, elle est la seule étape vraiment facultative de la liste.

En fait, c’est vrai que vous pouvez acheter votre maison sans l’aide d’un courtier immobilier. Vous me direz que chacun prêche pour sa paroisse mais, même la Chambre des notaires du Québec se demande pourquoi pas, pourvu que vous le faites avec l’aide d’un notaire. J’ai même publié un article là-dessus, après que la Chambre des notaires du Québec se soit prononcée publiquement sur le sujet sur sa page Facebook, en ces termes :

Acheter sans intermédiaire ? Pourquoi pas. Attention aux faux pas : Prévenez les conséquences juridiques ou financières importantes. Que ce soit votre première acquisition ou non, votre notaire peut vous éclairer. Planifier l’esprit en paix.

Source : Page Facebook de la Chambre des notaires du Québec

Pour lire mon article : Acheter sans intermédiaire avec l’aide d’un notaire. Est-ce possible ? – Pourquoi pas.

La Chambre des notaires du Québec a raison mais, une chose est sûre : Peu importe ce qu’elle dise, grâce à ses connaissances, son réseau et son expérience, il n’y a personne de mieux placer pour vous aider à acheter votre maison qu’un courtier immobilier.

Deuxième erreur à éviter : Prendre des décisions hâtives et irréfléchies

On entend souvent les intervenants en immobilier parler de «prudence» et de «diligence» quand ils sensibilisent les premiers acheteurs sur les dangers liés à l’achat d’une maison. Toutefois, on les entends presque jamais parler de «patience» et de «maîtrise de soi». Deux qualités qui, quand un acheteur ne les a pas, peuvent grandement nuire au bon déroulement et au bon dénouement du processus d’acquisition d’une maison.

L’exemple classique que j’aime prendre pour illustrer les conséquences néfastes de l’absence de ces deux qualités chez un acheteur est la suivante :

  • L’acheteur qui capote suite à une première visite, faisant fit des conseils de son courtier immobilier, lui force à déposer un offre d’achat la journée même et qui, demain, trouve une maison qui répond à toutes les critères de sa maison de rêve à un meilleur prix mais, ne peut plus retirer l’offre d’achat déjà acceptée.

Un petit conseil

En immobilier, les erreurs sont souvent fatales. En tant que premier acheteur, votre «patience» et votre «maîtrise de soi» sont  les meilleures alliées que vous pourriez avoir, après le courtier immobilier qui vous accompagne, le cas échéant.

De grâce, si vous avez élaboré une liste de critères auxquels votre maison de rêve doit répondre, ce n’est pas pour rien. Ne cédez pas à votre excitation, et y dérogez pas dès la première occasion. Après tout, c’est vous qui allez être prisonnier de cette maison qui ne répond pas aux critères que vous avez pris le soin de lister, et ce,  jusqu’à ce que vous puissiez la quitter.